Vous la connaissez, cette femme qui avance chaque jour dans l’ombre ou en mode automatique en portant un monde sur ses épaules. Ce soir encore, elle rentre chez elle tard, son Cabas BOLD rempli des courses du dîner dans une main, l’esprit encombré par les soucis des siens. Personne ne l’attend avec une médaille ou les bras ouverts ; après tout, tout cela est « normal », dit-on.
Normal ? Vraiment ? Pourquoi ce qu’elle accomplit au quotidien passerait pour simple évidence ? Cette femme, c’est peut-être vous. C’est aussi votre amie, votre mère ou votre sœur. C’est nous, toutes, à un moment ou à un autre, qui avançons ainsi, déterminée et dévouée pour le bien commun.
Chaque femme est un monde
Chaque femme est un monde à elle seule, un univers riche de rôles, de rêves et de responsabilités.
Vous avancez en prenant soin des autres autour de vous – enfants, parents, amis, collègues – souvent sans même y penser.
C’est comme une seconde nature : offrir son épaule, écouter les chagrins, prévoir les détails qui facilitent la vie de chacun.
Cette bienveillance au quotidien relève presque de l’ordinaire pour vous, mais elle a quelque chose d’extraordinaire. Combien de fois avez-vous apaisé une peine avec un mot doux ? Combien de repas avez-vous partagés pour rassembler tout le monde autour de la table ?
Autant de petits moments qui deviennent des miracles quand on prend conscience qu’ils font tourner notre société. Chaque jour, en toute humilité, vous portez ainsi bien plus que des sacs de courses : vous portez ceux que vous aimez.
L’endurance humble et inestimable
Rares sont ceux qui remarquent la force tranquille qui vous anime. Pourtant, votre endurance en toute humilité est inestimable. Souvent, vous traversez les épreuves en silence, sans fanfare ni trompettes. Vous relativisez parce qu’il faut tenir bon pour les autres.
Vous êtes cette amie qui répond présente même quand vous êtes épuisée, cette mère ou cette fille qui aide, qui apporte , qui répond aux besoins vitaux des autres.
Cette force tranquille féminine a sa place dans ce monde.
On dit que « les femmes ont toujours été au centre dans une famille » et on comprend pourquoi : il faut un courage immense pour donner sans attendre de reconnaissance en retour.
L’essentiel qui se cache dans la discrétion
Les femmes sont essentielles au bien-vivre ensemble, véritables piliers de nos familles et de nos communautés. Comme l’écrivait Harriet Beecher Stowe au siècle dernier : « Les femmes sont les véritables architectes de la société. » Et pourtant, cette architecture tient souvent tellement bien qu’on en oublie de lever les yeux pour admirer l’œuvre.
Votre discrétion est noble, mais elle empêche parfois la reconnaissance de tout ce que vous apportez et donc de tout ce qu’il est bon d’apprécier.
On finit par trouver « normal » ce que vous faites. Mais pourquoi ?
Depuis quand soutenir tout le monde, veiller à la paix du foyer ou à la bonne ambiance au travail, serait-il juste « normal » ? C’est devenu une habitude culturelle : l’abnégation féminine est perçue comme allant de soi.
Parce que vous ne vous vantez pas de vos accomplissements, on suppose qu’il n’y a rien là à souligner. Grossière erreur. Ce que vous faites n’a rien d’anodin, et il est temps de lui donner de la valeur.
Prendre sa place au soleil
- Après des années à avancer dans l’ombre, il est juste de prendre votre place au soleil. Une femme qui s’affirme n’enlève rien à personne, pas plus qu’un rayon de soleil supplémentaire ne vole la lumière des autres.
- En osant dire « Moi aussi, je compte », vous ne faites de l’ombre à personne – vous ajoutez simplement votre éclat à la lumière collective.
- Bien sûr, s’affirmer peut faire peur. On vous a peut-être fait croire que vous mettre en avant était de l’ego mal placé ou de l’arrogance.
- En réalité, c’est tout le contraire : affirmer votre valeur montre aux autres qu’ils peuvent affirmer la leur. Il y a de la place pour tout le monde sous le soleil. Lorsque vous brillez, vous invitez les autres à briller à leur tour.
La fierté qui élève tout le monde
Oser être fière de votre histoire n’a rien d’arrogant – c’est un cadeau collectif. Porter haut vos couleurs, c’est rappeler à chaque femme autour de vous que son histoire à elle aussi a de la valeur. Dites-vous bien qu’en racontant vos épreuves surmontées et vos succès, vous soufflez sur les braises de milliers d’autres parcours.
— Maya Angelou
Ce n’est pas juste une citation inspirante – c’est une réalité que l’on oublie trop souvent. Votre fierté élève les autres. Quand une femme assume sa force et ses cicatrices, elle ouvre une voie où d’autres femmes se sentent autorisées à avancer la tête haute.
Ensemble, à force de s’encourager mutuellement et réellement nous créons un cercle vertueux où chacune puise du courage dans la réussite de l’autre.
Vivre pleinement plutôt que consommer
Dans un monde qui nous dit souvent d’acheter plus pour être heureuses, vous savez d’expérience que la vraie saveur de la vie ne se trouve pas dans ce qu’on consomme.
Ce n’est pas la nouvelle robe ni le dernier gadget à la mode qui donnera du sens sur la durée. La joie profonde naît plutôt de ces moments où vous êtes pleinement vous-même : quand vous riez de bon cœur avec ceux que vous aimez, quand vous êtes fière du chemin parcouru, ou quand vous vous accordez enfin une pause méritée.
Exister pleinement, être présente à soi et aux autres, voilà ce qui donne des couleurs à la vie.
Rien ne gâche plus la saveur d’un moment que la culpabilité ou la comparaison avec un idéal de perfection dicté par la société de consommation.
Courir après une image de « femme parfaite » ou après des objets – cela nous épuise plus que ça ne nous comble.
Au contraire, savourer ce qu’on vit et qui on est, ça n’a pas de prix.
Mesdames arrêtons de culpabiliser, on en fait déjà assez
Beaucoup d’entre nous vivent avec cette petite voix intérieure qui susurre : « Tu n’en fais jamais assez. » Assez pour les enfants, assez pour les parents, assez au travail, assez pour être une femme idéale aux yeux de je-ne-sais-qui.
Cette voix, on la connaît toutes, et soyons lucides : c’est un poison ou c’est une longue cuisson. Il y aura toujours quelqu’un qui attend de vous d’en faire plus, ou pire, ce serait vous-même qui vous l’impose, en mode programmation.
Il est temps de sortir de cette culpabilité qui plombe le cœur et qui charge la mule.
Vous n’avez pas à être parfaite pour mériter d’exister ou d’être aimée. Vous avez le droit d’être fatiguée, d’en avoir assez, de dire non. Vous avez le droit de poser votre cabas à terre quelques minutes et de respirer à fond sans penser à la prochaine chose à faire.
Nous avons toutes besoin d’amour et de bienveillance, pas seulement ceux à qui nous en donnons. Et cet amour commence par celui qu’on se porte à soi-même, en reconnaissant qu’on fait de son mieux.
Laisser la vie reprendre son rôle
Et si on laissait la vie reprendre son rôle naturel, qui est de nous aider à grandir et à épanouir le meilleur de nous-mêmes ? Lorsque la culpabilité et l’auto-jugement s’effacent, on fait de la place à autre chose : la liberté d’être soi.
Cette liberté n’a rien d’égoïste ; elle est même nécessaire pour donner le meilleur de soi aux autres. Car on ne peut pas verser indéfiniment d’une coupe vide. En renouant avec votre propre valeur, vous laissez la vie vous nourrir aussi, et ainsi vous avez à nouveau l’énergie et l’envie de donner aux autres sans vous épuiser.
Laissez le soleil caresser votre visage et réchauffer ces parts de vous un peu oubliées.
Relevez la tête, déployez vos épaules fatiguées par les fardeaux : il est temps de vivre des nouvelles expériences humaines, en toute simplicité et en toute liberté. La vie n’attend que cela.
Alors, prête à marcher librement sous votre soleil ?


