L’enjeu n’est pas de lutter contre notre propension à porter un grand tout – nos responsabilités, nos relations, nos espoirs – un peu partout et tout le temps.
C’est dans notre nature de vouloir tout englober, de porter pour nous et pour les autres.
Mais la vraie force, celle qui nous élève vraiment, vient de l’amour que nous cultivons pour nous-mêmes, sans y ajouter de conditions. Cet amour inconditionnel, c’est s’autoriser à être imparfaite, à faire des pauses, à dire « non » sans se sentir coupable.
C’est reconnaître que notre valeur ne dépend ni de ce que nous n’accomplissons ni de ce que nous pouvons offrir, mais de qui nous sommes, là, dans toute notre authenticité.
En renforçant cet amour en nous, on ne se surcharge plus inutilement ; on choisit de donner depuis un espace de plénitude. Ce n’est plus un fardeau, mais une joie de se retrouver, libre et entière.


